vendredi, mai 16, 2008

Lettre à quelques camarades

Lors de ma dernière vision du film de Marker, Le fond de l'air est rouge, ce texte dit en voix-off par Simone Signoret m'a frappé plus que d'habitude.

"Vous avez rêvé la Chine.
C’est sans doute votre fonction d’être les ratons laveurs de la révolution…de la faire apparaître toujours immaculée, c’est-à-dire explicable.
Comme tout le reste s’était accompli sans vous, vous trouviez là votre utilité :
Expliquer…tout expliquer.
Ça ne vous paraissait sans doute pas suffisant que l’histoire humaine telle qu’elle est avec toutes ces horreurs, et ses souillures, se montre capable d’arracher un pays de 700 millions d’hommes à la misère et à l’esclavage, fusse en créant de nouvelles formes de servitudes contre lesquelles une autre vague de l’histoire aurait à lutter.
Non ! Il fallait que tout y trouve son compte tout de suite !
La théorie politique, la démocratie, la philosophie et même la littérature…et l’Art…
Les contradictions, on ne peut pas dire que vous les refusiez, vous faisiez même grand cas de la lutte entre les deux lignes. Mais elle se déchiffrait toujours rétrospectivement et du point de vue du vainqueur.
Vous pratiquiez une dialectique à l’envers qui commençais par ça conclusion, c’est à dire la parole de la faction dominante, et remontiez impeccablement à une origine jusque là inaperçue.
Chaque crise n’engendrait pas seulement un nouvel avenir mais aussi un nouveau passé…parfaitement clair, même si un peu monotone.
Les naïfs, les humbles résistaient aux mensonges à leur manière : naïvement, humblement.
Pas vous…
Votre intelligence au contraire s’en trouvée fortifiée, elle s’affrontait à ce vertige de bêtise qui la stimule et lui fait éprouver , une fois le vertige surmonté, une fierté d’alpiniste.
Si bien qu’à tout expliquer, à tout justifier, vous vous serez conformé à ce qui de tout temps a été la tâche assignée aux intellectuels par le pouvoir. Votre seule originalité aura été de le faire en proclamant la fin des pouvoirs, et en vous persuadant que vous étiez en train de contribuer à les détruire."

Lettre à quelques camarades
Chris Marker

jeudi, mai 15, 2008

Retour en Thaïlande.

"...d'autres fois, calme plat, grand miroir ..."

Le temple de Wat Phu

Pour accéder au temple nous devons prendre le bac sur le Mekong et accoster sur les rives de la ville de Champasak, l'ancienne capitale du Laos.



















Sur le palteau de Boloven...les caféier...les villages , la jungle, la route de poussière.












ATAPEU (non-loin de la piste Hô-Chi-Minh)

Les bateaux chercheur d'or?... les buffles qui traversent la route au dernier moment et qui fond transpirer du guidon.
Un très beau couché de soleil mais plus de batterie dans l'appareil photo.
Et les cris de joies des petits mômes qui naviguent sur le fleuve dans des petites caisses en polystyrène.

samedi, mai 10, 2008

Un lapin

Publier le messageRien à voir...Mais j'avais envie de le mettre un peu sur le devant de la scène.
Il s'appelle Némo.
Bref revenons à nos moutons...

mardi, mai 06, 2008

Sur la route d'Atapeu (autour du plateau de Bolaven).







Les compagnons de route que nous croisons par hasard de temps en temps.
Un couple de canadien et un couple de hollandais avec qui nous avons passer de très bonnes soirées.
Il n'y a pas grand chose que j'aime plus que ça, en moto, avec un appareil photo dans mon sac à dos, du temps, et du silence...














lundi, mai 05, 2008

De Pakse au plateau de Boloven

Nous quittons Pakse en moto...Sur notre chemin chutes d'eau magnifiques et petits villages se succèdent.


Arrivée dans un petit village très calme sur le bord de la route. Les enfants sont à l'écoles (pas tous car ce n'est pas obligatoire au Laos) les femmes tissent et les homme fabriquent des balais avec ce qui semble être de la paille de riz.




Léa apprend à tisser des châles.
En arrivant j'ai photographié un petit groupe d'enfants qui courrait vers nous.
Ensuite je leur ai montré leur image sur le petit écran au dos de mon reflex.
Un peu plus tard je les vois au loin et train de s'amuser avec un vieil objectif d'appareil photo.
L'un s'amuse à mimer le fait de prendre ses petits camarades en photo...Après le déclic imaginaire le jeune photographe s'approche du petit groupe et montre l'arrière de son objectif. Tous les bouts de choux prennent des air concentrés, puis satisfaits, de l'image imaginaire qu'ils viennent de voir.
S'en suis une petite bataille pour savoir qui sera le prochain paparazzi du groupe.
Je rêve... j'adore...